Patrick DUSSERT-GERBER MET A L'HONNEUR CETTE SEMAINE
CHATEAU DU GRAND BOS, UNE BELLE HISTOIRE |
Référence
Château du GRAND BOS
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 Depuis le XVIIe siècle, la vieille famille des Crozilhac, bourgeois de Bordeaux, seigneurs de Lecscaley et de Laguloup dont les armes sont d’azur au chevron d’or accompagné de trois coquilles du même, deux en chef, une en pointe, avait développé la culture de la vigne dans son domaine du Grand Bos qu’elle a possédé depuis la fin du XVIe siècle jusqu’en 1830. En 1771, la demeure a été rénovée et les communs agrandis et surhaussés pour y faire, dans les meilleures conditions, un vin déjà réputé de la paroisse de Castres-en-Guyenne.
Féret, dans son ouvrage « Bordeaux et ses vins », le classait déjà en 1868 en tête des crus de la commune comme il le fait encore aujourd’hui. Il est situé dans les Graves de Bordeaux qu’André Jullien, dans sa « Topographie de tous les vignobles connus » parue chez l’auteur, à Paris, en 1816, définissait comme « des terrains graveleux qui entourent de trois côtés la ville de Bordeaux et s’étendent à 10 km au nord-ouest jusqu’à la petite rivière de La Jale, à 8 km à l’ouest dans les terres, et à 18 km au sud-est jusqu’à la ville de Castres, près de la rive gauche de la Garonne. Cette petite contrée fournit des vins rouges qui sont en général plus colorés, plus corsés, et plus spiritueux que ceux du Médoc, mais avec moins de bouquet et de sève. Ils ont besoin de rester plus longtemps en fûts avant d’être mis en bouteilles dans lesquelles ils se conservent ensuite fort longtemps ».
En 1988, André Vincent, précédemment propriétaire du château La Haye, cru bourgeois supérieur de Saint-Estèphe en Médoc au classement de 1932, achetait le Grand Bos qui ne faisait plus de vin depuis 1950. Après avoir restauré les bâtiments, planté, et surtout acquis de vieilles vignes dans le prolongement de sa veine de grave profonde qui redouble la chaleur du soleil et qui est posée sur une assise calcaire tertiaire, il a équipé la propriété en matériel moderne. À la suite d’extensions successives des chais et cuviers en 1992, 1996 et 2000, il a donné à l’exploitation sa physionomie actuelle en 2004 et 2005, par la construction d’un chai souterrain d’une capacité de 500 barriques, et par la réhabilitation du cuvier primitif, désormais au service d’un vignoble couvrant 18,30 ha sur une superficie totale de près de 42 ha.
La première vendange de la propriété renaissante est intervenue en 1992. La première mise en bouteille a été faite en 1994, et pendant les premières années, pour étalonner ses vins et leur redonner de la notoriété, André Vincent les a présentés à des concours, ce qui lui a permis de se voir décerner : en 1994, une médaille d’Or au Concours Général Agricole de Paris pour le millésime 1992 rouge; en 1995, une médaille d’Argent aux Awards de Chicago et une médaille d’Argent au Concours des Vins de Bordeaux pour le millésime 1993; en 1996 une médaille d’Or au concours Général Agricole de Paris pour le millésime 1994; en 1997 un médaille d’Argent au Concours Général Agricole de Paris pour le 1995. Démonstration étant ainsi faite de la régularité des millésimes, les vins n’ont plus été présentés par la suite.
Les grands Guides ont très vite distingué les vins du Grand Bos :
Le guide Dussert-Gerber les a inclus dans son classement des vins de graves comme « premier grand vin classé ».
Le guide Hachette, pour les millésimes allant de 1994 à 2004, leur a décerné 2 coups de cœurs, 4 fois deux étoiles, 5 fois une étoile et 4 fois une citation.
Le guide Bettane et Desseauve, la Revue des Vins de France… les ont aussi régulièrement cités. Parmi les revues étrangères, on peut indiquer Decanter à Londres et Vinum à Zurich qui ont toujours remarquablement noté le Grand Bos : 4 étoiles dans Decanter et la note de 16 pour Vinum.
Le vin rouge du château du Grand Bos a toujours été dans le peloton de tête du Trophée des Crus de Graves et s’est vu décerner le Prix Laffort pour être 1er au classement général de ce Trophée pour l’ensemble des trois millésimes 1996, 1997 et 1998. On peut comprendre que de nombreux amateurs fidèles n’hésitent pas à lui faire confiance ! |
CHATEAU DU GRAND BOS, UNE BELLE HISTOIRE
André Vincent
33640 Castres
Téléphone : 05 56 67 39 20
Télécopie : 05 56 67 16 77
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NOS COUPS DE CŒUR DE LA SEMAINE
Château VALGUY
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Valeur sûre encore avec ce Sauternes 2005, issu d’un vignoble de 4,16 ha, marqué par son Sémillon très majoritaire (85%, 10% Sauvignon et 5% Muscadelle), bien élevé 18 mois en barriques, suave, tout en subtilité d’arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d’une belle ampleur. Excellent Graves rouge 2006, coloré, au nez de petits fruits rouges frais (groseille, cerise noire), légèrement épicé, persistant en bouche, de très bonne charpente. Joli Graves blanc Cailloux de Valguy (élevage sur lies fines avec bâtonnages, 60% Sémillon, 40% Sauvignon), de teinte pâle, finement floral, de bouche ample et suave., un vin à déboucher sur une parillada de poissons. Grands Vignobles Loubrie 4, chemin de Couitte 33210 Preignac Téléphone :05 56 63 58 25 Télécopie :05 56 63 58 25 Email : grandsvignoblesloubrie@orange.fr |
Domaine de VIAUD
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Cette charmante propriétaire élève ce beau Lalande-de-Pomerol 2006, de belle teinte grenat foncé, avec ce nez d’épices et de fruits rouges à noyau très mûrs, bien charpenté, parfumé en bouche, aux tanins bien présents mais soyeux, un vin persistant et riche, vraiment réussi. Le 2005, de couleur soutenue, est puissant, un vin étoffé où prédominent des arômes de sous-bois et de framboise, de très bonne évolution. Le 2004 est de couleur rubis, très équilibré, aux tanins bien fermes, au nez où domine le cassis mûr, charpenté, opulent, mêlant finesse et concentration. Le 2003 est bien caractéristique de ce millésime puissant, de bonne bouche, au nez complexe où dominent les épices et les petits fruits mûrs ( cassis, groseille), riche et souple à la fois, harmonieux, chaleureux et très réussi. Le 2002, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est un vin structuré, d’une bonne longueur en bouche, riche. Le 2001, très bien charpenté, associant finesse et structure, aux tanins puissants et soyeux à la fois, très complexe, est un vin de couleur profonde, parfumé ( cassis très mûr, poivre), où la rondeur prédomine. Excellent rapport qualité-prix. Lucette Bielle 33500 Lalande-de-Pomerol Téléphone :05 57 51 06 12 Télécopie :05 57 25 10 14 Email : bielle@wanadoo.frSite personnel : www.viaud.com
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Château CALON-SÉGUR
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 Incontestablement au sommet (voir encadré). Ce Saint-Estèphe 2005 est exceptionnel, un très grand vin, gras, parfumé, bien typé, corsé, au nez intense, de bouche concentré avec des nuances de truffes et de réglisse, puissant et racé à la fois, qui mérite une cuisine élaborée et surtout un peu de patience, tant il est prometteur. Le 2004 est fantastique, d’une grande fraîcheur que lui apporte le terroir justement, un millésime d’un grand classicisme, d’une grande finesse mais puissant, un vin très intense, très parfumé ( fruits cuits, réglisse...), d’évolution lente. Très beau 2003, encore fermé, plus exubérant (c’est le millésime qui veut cela), volumineux, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière. Le 2002 est superbe, très classique, une réussite, très puissant, de robe grenat intense, au bouquet complexe où se marient des notes fruitées et de sous-bois, un vin gras et distingué, aux tanins fermes, de garde, bien sûr. Exceptionnel 2001, aux nuances épicées, un vin dense, tout en harmonie, riche au nez, avec ces notes de mûre et d’humus, et des nuances de cuir et de pruneau en bouche, aux tanins fermes. Prix très sages, et largement justifiés. Denise Gasqueton 33180 Saint-Estèphe Téléphone :05 56 59 30 08 Télécopie :05 56 59 71 51 Email : calon-segur@calon-segur.fr |
CHÂTEAU DU JUGE
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Il est vraisemblable que le vignoble du Château du Juge ait été apprécié pour ses qualités dès le début de l’ère chrétienne. Le domaine du Juge voit le jour à la fin du XIXème siècle, grâce à Camille Mathelot, co-fondateur de l’école de viticulture de Cadillac. C’est un esprit brillant et un viticulteur qui doit sa renommée à son Cru Quinette. Dès 1880, il décide de diversifier sa production et agrandit sa propriété à 30 hectares d’un seul tenant, sur lesquels il édifie le château actuel dix ans plus tard. Il obtient sa première médaille d’or au Concours Agricole de Paris en 1898, et construit le chai en 1907, le dotant d’équipements modernes. Il a laissé en héritage son domaine, mais également son savoir-faire et son goût pour l’innovation. Les vins du domaine tendent à mieux s’exprimer après quelques années, et une décantation lors du service. Vinifiés avec un grand respect du fruit, leur texture veloutée leur confère une souplesse remarquable dans leur prime jeunesse. Leur fraîcheur aromatique et la granulosité délicate des tanins leur permet d’être gardés une quinzaine d’années. Découvrez cet excellent Cadillac 2006, un vin fin et savoureux, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de pain grillé et de petits fruits macérés. Pierre Dupleich Route de Branne 33410 Cadillac-sur-Garonne Téléphone :05 56 62 17 77 Télécopie :05 56 62 17 59 Email : chateau-du-juge@vinsdusiecle.comSite : chateau-du-jugeSite personnel : www.chateau-du-juge.com |
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